Vol de montagne

Chaque fois qu’on évoque le vol en montagne, une confusion est faite entre le survol des massifs et le vol en montagne.

Le survol des massifs

Il n’exige pas de qualification particulière,il n’en demeure pas moins que le survol des montagnes présente un réel danger pour le néophite. Le survol des glaciers par exemple doit se faire dans le plus grand respect des règles de sécurité, tant par la proximité des parois rocheuses que par l’aérologie qui peut totalement déstabiliser l’avion et le pilote.

De plus le massif du mont-blanc représente un réel attrait et il est courant de se retrouver à 2 ,3 avions en même temps et au même endroit; dans un tel contexte il apparaît indispensable d’avoir fait une ou deux reconnaissances avec un instructeur qualifié.

Le vol en montagne

Il implique un atterrissage en montagne et nécessite une qualification montagne

    Option roues pour l’atterrissage sur
  • altiport ex : Megève, Méribel, Courchevel, Alpe d’Huez
  • altisurface (zone de montagne plus ou moins hostile car inhabité en général.)
    Option neige pour l’atterrissage sur
  • glacier
  • altisurface
  • altiport

Il faut toutefois noter que l’atterrissage sur altiport peut se faire avec une qualification approprié à chaque site ( 2 à 4 heures de formation selon le niveau du pilote)

La qualification montagne

Pour débuter une qualification montagne, il faut être détenteur d’une licence PPL et d’un bon niveau de pilotage. Quel que soit le type d’appareil utilisé pour la qualification montagne roue ( train tricycle ou train classique ) l’initiation au train classique ( roulette de queue ) va très rapidement s’imposer pour l’atterrissage sur neige.

Le vol en montagne implique de bonnes conditions météo, un avion adapté et un instructeur disponible au bon moment, ce qui demande beaucoup de patience et de persévérance de la part du futur « pilote de montagne» tout ceci pour dire que la formation peut se prolonger sur deux saisons au moins et qu’il faut compter entre 30 et 40 heures pour une qualification complète ( roue et ski ).

Après la qualification montagne :

Une fois la qualif en poche il n’est pas question de s’endormir et de se dire "j’ai ma qualif ça y est je suis un « pilote montagnard »" .La montagne,c’est comme la mer, on la respecte, il faut la pratiquer régulèrement pour ne pas perdre la main et garder une certaine « assurance ».

Malgré toutes ces exigences qui pourraient apparaître comme autant de contraintes, le vol en montagne apporte un plaisir immense et des images plein les yeux tellement le site est grandiose; il procure aussi des sensations nouvelles ( le pilotage aux fesses ) que les pilotes connaissent bien et dont ils ne sont pas prés de se passer.

  Jean-pierre GIRAUDO
Instructeur