Le Mont Blanc

Du fait de sa position privilégiée aux portes des Alpes, l'aéroclub a très facilement accès au plus haut sommet d'Europe : le Mont Blanc, 4800 m et des poussières. Un vol Mont Blanc est non seulement l'occasion de vol la montagne sous un angle inhabituel, mais aussi de la voir de pres ! Il n'est en effet pas rare de voler à quelques dizaines de mètres seulement des parois rocheuses. De plus, si vous avez le courage de vous lever suffisamment tôt c'est l'assurance d'un spectacle inoubliable, confortablement assis dans un avion évoluant dans l'air calme du petit matin.


Décollage à l'aube

Au petit matin, donc, décollage et cap plein est, direction la vallée de Thônes, et en montée s'il vous plait. C'est qu'il s'agit d'atteindre 6000 pieds pour passer le col des Aravis. On profite du passage à ras le Parmelan pour dire bonjour aux chamois qui semblent être au balcon. Ensuite toujours en montée (c'est que c'est haut le Mont Blanc), direction la vallée de Chamonix.
Petit à petit on sent que l'air devient plus clair, imperceptiblement, les couleurs deviennent plus belles : l'impression d'émerger d'un banc de brume qui recouvre le sol. Arrivé au fond de la vallée de Chamonix, de préférence à 10'000 pieds, les choses sérieuses commencent : on survole le glacier du Tour, les reflets bleutés des séracs nous donnent un avant goût ce qui nous attend.

L'aiguille du Tour est rapidement contournée, et on entre dans le glacier d'Argentières, on serre les parois près afin d'être sûr de pouvoir faire demi-tour au fond du glacier : comme pour la plupart de glaciers du coin la vallée très encaissée se termine en impasse, surplombée par des à pics vertigineux : inutile d'espérer s'échapper par le haut en cas de problème : c'est pas possible.
On a beau être en avion, on a le souffle coupé tellement on se sent tout petit face au spectacle grandiose des premiers rayons de soleil qui effleurent les parois. Qui aurait cru que chaque matin, tout là haut, un époustouflant spectacle d'ombres chinoises se donne chaque matin? Il y a de la magie dans l'air sec et froid des hauts sommets. c'est sûr!


c'est beau, hein?

Jeu d'ombres sur le massif.


l'Aiguille du Midi et son relais TV

Sorti du glacier d'Argentières, on fait le tour de l'Aiguille Verte et on survole la Mer de Glace, on respire un peu mieux : y'à nettement plus d'espace pour évoluer. On n'oublie pas de se remettre en montée, parce qu'on ne dirait pas comme ça, mais depuis le bas du glacier jusqu'à l'aiguille du midi, ça monte raide. Le problème c'est qu'à une altitude pareille, le moteur a perdu une bonne partie de sa puissance. On gagne un peu temps en faisant le tour du cirque. On admire tranquillement l'aiguille de Tallèfre, l'aiguille du Tacul et finalement on arrive à l'Aiguille du midi qui elle aussi semble se réveilleur en même temps que les randonneurs qui ont bivouaqué à son pied. Un petit tour pour faire durer le plaisir, puis réduction des gaz pour limiter le bruit et se mettre en descente. on passe à raz le col du midi, l'occasion de faire un petit coucou aux courageux qui se mettent en route pour le Mont Blanc.

C'est incroyable ce que le temps a passé vite : il est déjà temps de rentrer. A regret on abandonne les neiges éternelles et on poursuit la descente vers la vallée. On a malgré tout une petite consolation : l'appareil photo est plein à craquer de souvenirs. Pourquoi n'a-t-on pas littéralement survolé le Mont Blanc alors qu'il semblait à portée de main? Tout simplement parce que nos avions ont vraiment du mal a monter si haut, et surtout parce qu'il est fortement déconseillé de voler à près de 16'000 pieds sans oxygène dans un avion non pressurisé.
Après deux heures de vol, on se pose tranquillement à Annecy. Figurez vous qu'il y a peine un quart d'heure, on était quasiment les pieds dans la neige, incroyable non?


c'est bête, if faut rentrer.